La progression de l’infonuagique, une tendance difficile à stopper

18/06/2014

André Giroux

André Giroux

BLOGUE – Lorsque ma firme a débuté ses activités en janvier 2011, l’infonuagique, alors appelée cloud computing, était une solution naturelle pour des applications telles le courriel, le stockage et le gestionnaire de la relation client, par exemple. Ces applications étaient plus faciles à « clouder », car on avait une application client riche qui permettait de s’isoler du service (le serveur et les données).

Aujourd’hui tout est presque « cloudable ». La technologie, encore aujourd’hui, devance grandement la capacité du marché à absorber les bénéfices qui sont promis par celle-ci. Parfois, je réalise que les fournisseurs sont à des années lumières devant les utilisateurs et leurs besoins. Nous sommes à un moment de la progression de l’infonuagique où, tranquillement, nous montons la courbe d’adoption vers la majorité.

Cette progression est partiellement due à la prémisse que l’infonuagique nous permette de plus en plus de se départir d’éléments technologiques sur site. Je compare souvent l’initiative de l’infonuagique à un élan au golf : on amène le bâton vers l’arrière, ce qui représente la préparation ou la planification l’étude de faisabilité; lorsque le bâton est au maximum vers l’arrière, c’est le moment de la décision; lorsque le bâton initiera sa descente, c’est l’approche, ce qu’on va faire, ce quelle manière et à quel rythme; lorsqu’on amorce la frappe, c’est la réalisation. C’est à ce moment que l’infonuagique prend la Illustration du concept d'informatique en nuagecadence d’un train qui est difficile à arrêter.

Nos clients, dans la grande majorité, ont débuté en infonuagique avec des initiatives plus faciles et acceptables. Ensuite la vague de l’infonuagique a pris de la vigueur : on cloude l’ensemble du stockage personnel et professionnel; on rend en infrastructure (IaaS) les applications d’affaires spécialisées (Line of Business); la prochaine version d’un système de point de vente est 100% en infonuagique, ce qui facilite son accès par les points de vente grâce à une interface web qui permet une saisie rapide des données. L’élan de golf se poursuit : on met en infonuagique la téléphonie, la gestion du parc informatique, le système de rapports d’entreprise.

Planifier

Dans un billet blogue précèdent, je référais à l’importance de planifier nos initiatives infonuagique (le temps, l’échancier, le budget). C’est cette planification qui est à l’origine de cette de « mise en cloud » qui nous permet d’atteindre nos objectifs et les bénéfices espérés de l’infonuagique.

Cette analyse doit être un processus intégré aux pratiques des TI dans l’entreprise. Il est impératif que les TI annoncent leurs couleurs quant à l’adoption – ou non – de l’infonuagique, car cette vague va frapper les utilisateurs tôt ou tard. Ces utilisateurs, mal encadrés, risquent alors de bâtir des villages gaulois qui résisteront à l’envahisseur.

Le service Salesforce.com à grandi exactement de cette façon, en profitant du taux d’insatisfaction des groupes utilisateurs chargés de la gestion de la clientèle. Ceux-ci étaient essoufflés des procédures et façon de faire des TI. Par un simple échange de fichier, l’équipe de Salesforce.com pouvait rapidement intégrer des données d’entreprise à un modèle simple de gestion de clientèle. Un village gaulois était né.

En tant que gestionnaire TI, vous devez vous préparer pour cette vague. Vous devez annoncer vos couleurs et montrer un minimum d’organisation quant à l’infonuagique et son utilisation dans l’entreprise.

Êtes-vous prêts à affronter la vague? est-ce que votre bateau prend l’eau?


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André Giroux

André Giroux

André Giroux est vice-président, Ingénierie d’affaires et Technologies cloud computing chez SimplicITI.
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  • Harry Bolner

    André,
    Bien dit.