Lorsqu’on décide de ne pas aller vers l’infonuagique…

10/07/2014

André Giroux

André Giroux

BLOGUE – Lorsque je présente la conférence Infonuagique 101, j’ai une acétate qui explique comment on est arrivé à l’informatique en nuage.

Chaque époque a apporté des innovations importantes : la puissance de calcul des ordinateurs, l’accès au WEB plus facile, le contenu plus varié et accessible que jamais, etc. A chaque époque, un ou deux aspects fonctionnait, mais il en manquait toujours un pour avoir une solution parfaite. Par exemple, la virtualisation était disponible sur les ordinateurs IBM 3090… à plus d’un million de dollars. On pouvait s’y connecter à distance avec une connexion token ring… mais à 50 pieds maximum.

Mais aujourd’hui, l’infonuagique fait exploser TOUS les cylindres en même temps! On ne peut l’ignorer… mais quand même décider de ne pas y aller.

Je ne suis pas très vieux, mais j’ai vu passer des révolutions qui ont eu une courbe d’adoption similaire : l’imprimante Laserjet de HP, dont certains clients craignaient qu’elle les rendent aveugles s’il s’en tenaient près; les ordinateurs à main Palm Pilot – « Voyons, qui va se beamer des vCards d’une unité à l’autre? »; l’intelligence d’affaires – « C’est juste du reporting sur stéroides! »

Malgré l’actuel positionnement favorable de l’infonuagique, malgré les bénéfices souvent importants, malgré les efforts gargantuesques des fournisseurs de solutions en infonuagique, il est parfois nécessaire de rester sur site. Cependant, il FAUT faire l’exercice d’aller au bout de l’analyse, pour vraiment documenter et justifier pourquoi il faut garder des applications et/ou des données sur site.

Illustration du concept de l'infonuagique, de l'informatique en nuageParmi ces quatre raisons, trois sont non justifiées : « J’aime bien “voir” mes serveurs”; « Je peux contrôler mes accès »; « Mes données sont confidentielles »; « Je suis différent »…

Certains de nos clients ne peuvent effectivement utiliser l’infonuagique. Souvent, la confidentialité des données ou la déontologie qui est imposée par un ordre empêche le mouvement libre des données. Mais rappelez-vous que les environnements en infonuagique sont 90 % plus sécuritaires que l’ensemble des centres de données « maison » ou corporatifs. Souvent on n’a pas à gratter trop longtemps pour trouver, même sur site, des failles importantes de sécurité et des déficiences d’accès à l’information. Attention à ces craintes surdimensionnées !

Oui, parfois il est nécessaire de rester sur site. Mais il faut s’assurer que les raisons sont justifiables. Récemment, un client m’a dit que plus son entreprise avait de valeur, moins elle avait de coûts récurrents. Donc, il préfère payer 30 000 dollars pour une solution de courriel sur site (redondance, sécurité, accessibilité, extensibilité, double réseau entre les sites, etc), plutôt qu’une mensualité de 800 dollars par mois pour le même service en infonuagique.

Préfère-t-on présenter un profit de 30 dollars plus élevé ou bien un profit de 30 000 dollars plus élevé par mois? Des coûts récurrents plus élevés ou moindres? La question est importante et cela vaut vraiment la peine d’être répondre adéquatement.

Êtes-vous certain de ne pas vouloir au moins aller voir ce qui se passe dans l’infonuagique?

 


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André Giroux

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André Giroux est vice-président, Ingénierie d’affaires et Technologies cloud computing chez SimplicITI.
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