Controverse dans un comité d’étude sur les ondes


Benjamin Jébrak - 29/07/2013

Un groupe d’intérêt exige la démission d’un expert d’un comité d’étude sur les tours de téléphonie cellulaire, les téléphones mobiles et le Wi-Fi de la Société royale du Canada.

Ce comité est mandaté par la Société royale du Canada pour effectuer une étude pancanadienne sur l’impact sur la santé des ondes émises par les tours cellulaires, les téléphones mobiles et les bornes Wi-Fi. Le comité d’experts en santé pourra faire des recommandations à Santé Canada afin, si besoin est, de changer les règlementations fédérales en matière d’émissions de radiofréquences.

Mais ce comité se retrouve confronté à des problèmes de conflits d’intérêts au sein de son équipe. Après le président du comité Daniel Krewski, qui a soudainement démissionné au début du mois, c’est maintenant au tour de John Moulder d’être visé. Le groupe d’intérêt public Canadians for Safe Technology demande la démission de monsieur Moulder dû à ses relations avec l’industrie.

« Monsieur Moulder est un consultant de l’industrie américaine, il n’a pas lieu d’influencer l’examen de sécurité au Canada », affirme Frank Clegg, le président de Canadians for Safe Technology.

Le comité d’étude, qui est composé de huit experts du domaine de la santé qui ont été tous nommés par la Société royale du Canada, doit rendre son rapport sur les impacts des émissions RF plus tard cet automne.

Plus de 24 millions de Canadiens possèdent maintenant un téléphone cellulaire et presque la totalité est exposée aux émissions RF, aussi appelées ondes radioélectriques. Selon Santé Canada, ces ondes ont un taux d’émission trop faible pour entraîner des effets néfastes sur la santé des humains.

Par contre, l’Organisation mondiale de la santé avait placé en 2011 les radiations des tours de téléphonie cellulaire, des téléphones mobiles et du Wi-Fi sur une liste d’agents cancérigènes possibles.




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Benjamin Jébrak

À propos de Benjamin Jébrak

Benjamin Jébrak est journaliste pour le magazine Direction Informatique.
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  • boisneau

    Bonjour Mr Jébrak, si je peux me permettre, je trouve votre phrase “Par contre l’OMS avait classé…” malheureuse, car donne à penser que Santé Canada aurait une attitude divergente de celle de l’OMS. Or il n’en est rien. L’OMS est le référent de tous les pays du monde. Lorsqu’il est dit que “les niveaux d’émissions sont trop faibles pour entrainer des effets néfastes”, ce n’est pas seulement Santé Canada qui le dit mais l’OMS : extrait de l’aide mémoire 304 : “Compte tenu des très faibles niveaux d’exposition et des résultats des travaux de recherche obtenus à ce jour, il n’existe aucun élément scientifique probant confirmant d’éventuels effets nocifs des stations de base et des réseaux sans fil pour la santé”. Aide mémoire 193 : “les résultats des études portant sur des animaux montrent invariablement qu’il n’y a aucune augmentation du risque de cancer du fait d’une exposition prolongée aux champs de radiofréquences. ” aide mémoire 296 : “La majorité de ces études indique que les individus se plaignant de HSEM (électrosensibilité) sont incapables de détecter précisément une exposition à des CEM que des individus ordinaires. Des études bien contrôlées et menées en double aveugle ont montré que ces symptômes n’étaient pas corrélés avec l’exposition aux CEM.” En ce qui concerne le classement “peut-être cancérogène” des radiofréquence en mai 2001, on peut préciser que classement est établi sur des “preuves épidémiologiques limitées”, il ne comporte pas de faits nouveaux et résulte d’une attitude de précaution, le portable étant utilisé par des enfants comme l’a précisé à juste titre le coordinateur du groupe d’étude : le Pr J. Samet.