Des détecteurs de Wi-Fi plus ou moins utiles


François Picard - 16/01/2008

Avec l’augmentation rapide des points d’accès Wi-Fi, on aimerait en profiter toujours plus mais ce n’est pas évident de savoir où ils sont et si on y a accès. La solution: un détecteur de points d’accès, mais pas n’importe lequel.

Juste au Québec, on compte des centaines de points d’accès Wi-Fi à accès libre. Ils sont dans des hôtels, des restaurants, des centres d’achats, des parcs et différents autres lieux publics. Une fois qu’on sait qu’il y en a un, il faut arriver à le trouver et à se placer au plus près, si possible avant de sortir l’ordinateur portatif de son étui. Pour faciliter les choses, des manufacturiers ont sorti des dizaines de modèles de détecteurs de points d’accès Wi-Fi, mais certains sont plus utiles que d’autres, comme nous avons pu le constater.

Ayant un ordinateur de poche et un ordinateur portatif avec le Wi-Fi, j’ai le réflexe de vérifier si un signal de réseau sans fil est disponible dans les lieux publics où je passe afin de profiter de l’occasion, si tel est le cas, pour relever mon courrier électronique. Alors que c’était encore rare, il y a un an, c’est de plus en plus souvent possible maintenant, en particulier grâce à des associations comme ZAP Québec à Québec ou Île sans fil à Montréal. À côté de ces regroupements d’accès libres, on trouve aussi du Wi-Fi gratuit dans un nombre sans cesse grandissant de lieux publics ou commerciaux de même que dans des bibliothèques publiques ou des centres d’accès communautaires.

J’avais testé plusieurs détecteurs de points d’accès sans fil ces dernières années sans être jamais convaincu de leur utilité, du moins par rapport au prix à payer, jusqu’à ce que je reçoive un détecteur plus intelligent que les autres. C’est ce qui m’a poussé à me pencher plus à fond sur ces petits appareils et m’a fait découvrir qu’il y en avait sur le marché beaucoup plus qu’on ne penserait.

En fait, on peut dire qu’il y en a trois types. Les plus simples ont de petits voyants lumineux. Si aucune lumière ne s’allume, c’est qu’il n’y a pas de Wi-Fi à proximité. S’il y en a, le nombre de petites lumières allumées est proportionnel à la force du signal reçu. Le second type comporte un écran à cristaux liquides sur lequel s’affichent l’état du signal et différents renseignements comme, par exemple, si le point d’accès à portée est sécurisé ou pas. Le troisième type est juste un logiciel qui s’installe sur un ordinateur de poche ou un téléphone intelligent équipé du Wi-Fi.

Les détecteurs de Wi-Fi à voyants lumineux

La grande majorité des détecteurs de Wi-Fi sur le marché sont de ce type et leur prix peut varier de 15 $ à 50 $. Habituellement, ils ne permettent pas de savoir s’il y a plusieurs points d’accès à portée et se comportent de la même façon s’il y en a un, deux ou dix. Certains ont une lumière verte plus ou moins forte pour indiquer que le signal est bon et une lumière rouge pour faire savoir qu’il est faible. Le WiFi Finder Plus de Kensington, que nous avons testé, comporte quand à lui cinq lumières, qui ne s’allument toutes que lorsque le signal est excellent, et une autre lumière qui indique s’il y a un réseau Bluetooth à proximité. Le principal intérêt de ce type de détecteur serait de permettre de s’asseoir avec son ordinateur au meilleur endroit possible dans un lieu où l’on sait qu’on a accès à un réseau sans fil. De même, dans une entreprise, ce serait un outil pratique pour déterminer le meilleur endroit où placer, dans chaque bureau, les ordinateurs qui sont reliés à un routeur sans fil.

Beaucoup de ces détecteurs se présentent sous forme d’un porte-clés. Les Chinois sont les plus gros producteurs de détecteurs de Wi-Fi à voyants lumineux. Parmi eux, Parco Pacific et UPO Technical Products de Hong Kong sont deux des manufacturiers les plus prolifiques avec plusieurs modèles que l’on peut trouver en magasin ou sur Internet. D’ailleurs, ce type de détecteur de Wi-Fi est souvent distribué avec un logo promotionnel par des compagnies dans le domaine des ordinateurs ou d’Internet, MSN et Xerox, par exemple. On trouve quelques variantes dont des modèles à détecteur directionnel qui indiquent par une lumière plus forte si on a pointé le détecteur dans la direction de l’émetteur Wi-Fi. Le modèle le plus original est le détecteur T-shirt de la compagnie ThinkGeek où la force du signal Wi-Fi s’affiche dans le décor lumineux.

Les détecteurs de Wi-Fi à écran à cristaux liquides

Nous avons pu tester le Digitus Wi-Fi Detector DN-7020 de la firme allemande Assman Electronic même s’il n’est pas encore vendu en Amérique du Nord par cette compagnie. C’est non seulement un détecteur de Wi-Fi autonome à pile rechargeable, efficace et pratique, mais aussi un adaptateur WLAN IEEE 802.11g USB 2.0 avec un jeu de puces Zydas. Quand on le met en marche, il repère tous les points d’accès Wi-Fi privés ou publics, sécurisés et non sécurisés, qu’il peut détecter dans un rayon d’un peu plus de 100 mètres. Sur l’écran, pour chaque point d’accès, on obtient le nombre de points d’accès et l’ordre de celui pour lequel il nous renseigne, si c’est du Wi-Fi b ou g, s’il est sécurisé ou pas et avec quel protocole, la puissance du signal avec des barres, le canal et l’identificateur SSID du point d’accès ou du routeur. Un bouton permet de passer des renseignements d’un point d’accès à un autre.

D’un autre côté, si on branche le Digitus Wi-FI Detector au port USB d’un ordinateur, on peut s’en servir comme adaptateur 802.11b/g avec chiffrement possible en WEP, WPA ou WPA2 et AES. Il est supporté par Windows XP, 2000 et Vista ainsi que Mac OS. Sur les deux ordinateurs portatifs sur lesquels nous l’avons testé, sa portée était meilleure que celle des émetteurs-récepteurs Wi-Fi intégrés. Cela coûte cependant une centaine de dollars, plus cher qu’un détecteur ordinaire mais moins cher qu’un adaptateur Wi-Fi USB et un détecteur.

En cherchant sur Internet, nous avons découvert que d’autres compagnies proposent le même appareil, en particulier StarTech.com qui le vend pour 97 $ sous le nom de Wi-Fi Detector with built-in display ou Wi-Fi Detective. Il porterait le code 39082G chez Ingram Micro Canada et 68711G chez Tech Data Canada. TRENDnet offrirait un équivalent sous le nom de WiFi HotSpot Detector TEW-509UB et cette compagnie avait déjà d’autres modèles similaires auparavant, depuis plus d’un an.

Pour sa part, la firme Canary Wireless propose le Digital Hotspotter à 60 $ avec un écran donnant les mêmes informations mais sans les capacités d’adaptateur Wi-Fi. Quant à elle, la firme DigiWifi vend un système similaire, le WL-F601, pour une soixantaine de dollars également. Tous ces détecteurs sont plus intéressants que ceux à lampes seulement, mais il faut savoir qu’ils indiquent comme étant ouverts des réseaux qui filtrent les adresses MAC mais sans chiffrer les données, et ce n’est pas possible d’y accéder même si cela semble être le cas.

Les détecteurs de Wi-Fi pour ordinateurs de poche et les téléphones intelligents à Wi-Fi intégré

Les ordinateurs de poche Pocket PC et Palm de même que plusieurs téléphones sous Windows Mobile ont accès au Wi-Fi, mais le logiciel interne n’est pas toujours très précis pour indiquer la disponibilité de réseaux sans fil à proximité. Il est bon de savoir qu’on peut obtenir de meilleurs résultats avec de petits logiciels comme WiFiFoFum d’Aspecto Software pour Pocket PC ou NetChaser de Bits ‘n Bolts Software pour Palm. Pour faciliter les choses, on peut en modifier la configuration, par exemple pour qu’ils ne signalent pas les sites qui sont sécurisés et inaccessibles ou pour qu’ils vibrent dans la poche quand un point d’accès ouvert est détecté. Pour quelqu’un qui se promène toujours avec son ordinateur de poche Wi-Fi, c’est un petit investissement qui en vaut la peine.

Tout cela pour dire qu’aucun des détecteurs de signal Wi-Fi n’est vraiment inutile, mais que chacun présente un intérêt particulier. Les modèles à écrans sont plus chers, mais ils offrent beaucoup plus que les autres. Comme pour tous les accessoires électroniques, le mieux est donc de choisir celui qui répond le mieux aux besoins.

François Picard est rédacteur en chef et éditeur du magazine Atout Micro.


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