Festival d’été de Québec : à l’assaut des médias sociaux


Audrey Myrand-Langlois - 30/09/2010

Arrivée au Festival d’été de Québec en mars 2010, Isabelle Grenier avait du pain sur la planche. Le mandat de l’édimestre : augmenter la présence du festival sur les réseaux sociaux tout en se rapprochant des festivaliers par le biais d’une plus grande interaction.

« Il n’y avait personne avant en interne pour faire ça. Le festival étant en juillet, j’ai dû plonger rapidement », dit l’édimestre du Festival.

Ainsi, Isabelle Grenier s’est con-centrée sur la gestion de la page Facebook, du canal YouTube, du compte Twitter ainsi que du blogue du festival.

Maximiser l’utilisation des plateformes

Afin de rejoindre davantage de festivaliers, Mme Grenier a créé une page Facebook plutôt que de mettre du contenu dans le groupe existant.

« Dès mon arrivée, je me suis rendu compte qu’il fallait une page plutôt qu’un groupe Facebook. L’ironie dans tout cela est qu’une page avait été créée une semaine auparavant par un étudiant au secondaire ! Il nous a donné tous les accès, par contre. »

Une page Facebook permet aux adeptes d’avoir des notifications sur leur défilé de nouvelles, une fonction non disponible aux groupes. À la mi-août, le Festival comptait 21 351 adeptes.

Une mordue de Twitter, Isabelle Grenier a dû néanmoins rapidement s’adapter aux autres plateformes. « J’ai énormément appris en peu de temps. J’ai réalisé que je pouvais rapidement diffuser de l’information par Twitter et « retweeter » du contenu intéressant des artistes du festival. »

De précieuses informations

« On n’est pas sur les réseaux sociaux pour être mignon. Il faut que les informations qu’on y publie servent à quelque chose », note l’édimestre du festival qui fêtait son 43e anniversaire cette année.

Isabelle Grenier a posé plusieurs questions via les différents réseaux, mais spécialement par Facebook, afin d’avoir de la rétroaction ainsi que des suggestions des festivaliers.

« Sur la question des suggestions d’artistes pour l’an prochain, on avait 100 réponses après 30 minutes. Et aujourd’hui, on en a des milliers. C’est de la précieuse information qu’on envoie à la programmation ! »

L’édimestre ne répond pas systématiquement à tous les commentaires, faute de temps et vu la quantité colossale de réponses, mais fait de son mieux.

« Il y a beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux avec une minorité de gens qui commente n’importe quoi tout en se cachant derrière l’anonymat. »

C’est pourquoi le festival établira une politique éditoriale l’an prochain. Mais pour le moment, Isabelle Grenier dit utiliser son « gros bon sens » pour la gestion des commentaires. « Je ne veux pas censurer, mais les grossièretés n’ont pas leur place. »

Les différents médias sociaux ont également permis à l’organisation de diffuser de nouvelles informations, comme les changements aux accès pour le site ainsi que pour l’achat des billets. Deux nouveautés qui n’ont d’ailleurs pas laissé les festivaliers muets.

« Facebook a été indispensable lors de ces deux événements. Les gens commentaient beaucoup plus. On s’est d’ailleurs ajusté à la suite de ces commentaires sur la page. Ça a été un moyen direct et facile. »

Un travail en évolution

Isabelle Grenier a également fait l’utilisation de MySpace afin de faire des liens vers les pages d’artistes.

« Je n’ai pas vraiment exploité cette plateforme par contre. Je ne voulais pas me lancer dans tous les sens. Je préférais me concentrer sur des réseaux précis comme Facebook et Twitter. Si tu as une page et qu’il ne s’y passe rien, c’est pire ! »

L’édimestre aura toutefois un nouveau mandat pour l’an prochain : étudier le plein potentiel des autres plateformes et de celles utilisées cette année.

« Je vais étudier ce que font les autres événements. Je vais voir ce qui est bon pour nous et l’adapter à notre marché. »

Une chose est certaine, le festival gardera le blogue en raison de sa grande popularité. « C’est beau d’avoir Facebook et Twitter, mais il faut aussi utiliser notre plateforme. Le blogue est une excellente façon de rejoindre les festivaliers », dit-elle. Le festival avait invité six blogueurs cette année.

Audrey MyranD-Langlois