Financement de projets technologiques en classe chez Best Buy


Jean-François Ferland - 15/09/2010

Best Buy invite des étudiants du secondaire à soumettre par le biais de vidéos des projets d’intégration des technologies pour l’apprentissage en classe. Le détaillant attribuera 20 000 $ à dix projets au Canada en 2010. Toutefois, l’entreprise doit s’adapter à la réglementation québécoise en matière de publicité auprès des enfants.

La chaîne de magasins de produits informatiques et électroniques Best Buy Canada a annoncé les modalités de l’édition 2010 de son programme de dons Fonds Premier de classe, qui remettra dix cartes-cadeaux de 20 000 $ à autant de projets d’intégration des technologies dans des classes d’ établissements secondaires au Canada.

Le programme de Best Buy invite des groupes d’étudiants et leurs enseignants à soumettre un vidéo d’une durée maximale de deux minutes, par le biais du réseau social YouTube, où ils décrivent un projet d’intégration d’appareils électronique en classe. Chaque candidature doit être accompagnée d’une proposition écrite qui aura été rédigée par le professeur.

Les projets des étudiants doivent être soumis à Best Buy avant le 24 octobre 2010, aux fins d’une évaluation par un comité consultatif. L’identité des gagnants sera annoncée à la mi-décembre.

Au Québec, où le programme est instauré pour la première fois en 2010, le Fonds Premier de classe de Best Buy est ouvert aux établissements francophones qui ont des étudiants de la deuxième à la cinquième année du secondaire, ainsi qu’aux établissements anglophones qui ont des étudiants de la huitième à la onzième année (sic).

Best Buy n’acceptera qu’un vidéo par établissement scolaire, mais le programme est ouvert à toutes les écoles au Canada, sans exigence de la présence d’un magasin de la bannière dans la municipalité.

« Les étudiants pourront désirer utiliser des ordinateurs, mais aussi expérimenter d’autres technologies en classe, a indiqué Patrick Lavoie, le porte-parole de Best Buy au Québec. Il y a beaucoup de programmes scolaires qui sont bien faits et plusieurs possibilités existent, dépendant de ce que le professeur aime de la technologie. Les ordinateurs, les accessoires et les logiciels peuvent aider beaucoup les étudiants à se familiariser avec la technologie, alors que plusieurs n’ont pas la chance d’avoir un ordinateur à la maison. »

M. Lavoie a confirmé que le programme de Best Buy vise des projets qui seront réalisés dans une classe précise, contrairement au programme Techno lab Future Génération de la bannière Future Shop qui vise l’implantation d’un laboratoire accessible à plusieurs classes.

L’école secondaire Henri-Bourassa de Montréal-Nord figure parmi les récipiendaires de l’édition 2010 du programme de financement de Future Shop.

Voir: Laboratoire informatique: Coup de pouce de Future Shop à une école québécoise

Modalités différentes

Les directives du programme de Best Buy qui ont été publiées en français sur le site Web de l’entreprise indiquent que les vidéos soumises seront utilisées en interne et à l’externe. Également, les étudiants des projets retenus devront prendre part au printemps 2011 à une vidéo de suivi qui sera utilisée en interne et à l’externe par Best Buy.

Toutefois, M. Lavoie a mentionné que les modalités applicables au Québec seront différentes de celles qui ont été publiées en français à l’origine par Best Buy, puisque la loi ayant trait à la publicité auprès des enfants interdit certaines pratiques.

Ainsi, aucune évocation de l’entreprise ne sera faite aux étudiants à l’intérieur de l’école. Également, les récipiendaires au Québec – s’il y en a parmi les lauréats – recevront leur prix de façon anonyme. Toutefois, Best Buy pourra mentionner le projet gagnant dans son site Web et y publier les vidéos des projets gagnants au Québec.

M. Lavoie a expliqué que les directives publiées en français par Best Buy avaient été traduites de l’anglais et n’avaient pas été adaptées en fonction de la réglementation au Québec. Il a précisé que le contenu sera corrigé sous peu. « Nous avons l’intention de respecter toutes les lois et nous ferons preuve de rigidité à cet égard », a-t-il déclaré.

Jean-François Ferland est rédacteur en chef adjoint au magazine Direction informatique.




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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland est le rédacteur en chef du magazine Direction informatique. Il compte dix-sept années d'expérience en journalisme et en communication publique.
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