Le Musée des beaux-arts de Montréal accueille les internautes


Virginie Auger, OQLF - 23/02/2009

MÉRITE DU FRANÇAIS EN TI – Le Musée des beaux-arts de Montréal est le lauréat 2008 dans la catégorie Site Internet – Grande organisation.

Le site du Musée des beaux-arts de Montréal n’a rien à envier aux sites des plus grands musées du monde. Créé avec le souci de s’en distinguer, il est assurément innovateur, convivial et séduisant.

« Le site du Tate Museum en Angleterre a été très inspirant parce qu’il est tout à fait innovateur, constamment amélioré et qu’il mise sur l’interactivité », explique Philippe Parent, webmestre au Musée des beaux-arts de Montréal. « Nous voulions sortir du lot des sites muséaux. C’était donc important de ne pas regarder seulement ce qui se fait en Amérique, mais aussi ce qui se fait outremer. »

La refonte du site du Musée des beaux-arts dictée par la volonté d’améliorer et de rafraîchir l’information donnée aux internautes a permis d’aller de l’avant et de faire un grand pas vers la modernité. « L’ancien site assurait simplement la présence du Musée sur le Web, alors que le site actuel le représente virtuellement dans son entièreté », précise M. Parent. « Nous voulons que les internautes obtiennent l’information qu’ils sont venus chercher et plus encore. Surtout, nous voulons qu’ils y reviennent fréquemment. »

En consultant le www.mbam.qc.ca, il est possible de trouver une multitude de renseignements mis à jour quotidiennement. On peut notamment voir un aperçu des dernières acquisitions et des collections permanentes, et la section réservée aux médias permet de télécharger des images des expositions. Quant à l’abonnement en ligne et à la boutique électronique, elles sont certainement les deux innovations qui ont représenté un des plus grands défis techniques. « Les employés n’étaient pas habitués à traiter les achats et les abonnements électroniquement, confie le webmestre, mais aujourd’hui, ils sont à l’aise avec cette façon de faire. » Quant aux internautes, ils utilisent maintenant volontiers les services en ligne. En effet, s’ils étaient quatre par semaine à s’abonner sur le Web peu après le lancement du nouveau site, il y en a désormais une dizaine par jour.

Offrir un site bilingue a aussi été tout un exploit. « Servir les francophones et les anglophones avec la même précision n’a pas été une mince tâche », relate M. Parent. « Le personnel n’a pas ménagé ses efforts pour traduire et réviser de nombreux documents en français. Ce qui est intéressant à constater, c’est qu’auparavant le site arrivait bon dernier dans l’ordre des priorités, mais depuis la refonte, il a gravi quelques échelons! »

Depuis la mise en ligne en juin 2007, la fréquentation a beaucoup augmenté. Ils sont quelque 75 000 visiteurs à naviguer sur le site mensuellement. Résultat : plus de gens le consultent avant de se rendre au musée; de ce fait, moins se présentent sans savoir, par exemple, que tel ou tel pavillon est fermé, et beaucoup moins envoient des courriels pour connaître les heures d’ouverture ou les tarifs.

Le site actuel qui compte 2 300 pages a exigé un an et demi de travail avant son lancement. À l’aide de la compagnie Sednove, le système de gestion de contenu (SGC) a été développé afin de faciliter l’organisation et la mise à jour de l’information. Moins de deux ans après la mise en ligne du site, il est déjà question d’en faire une nouvelle version pour souligner le 150e anniversaire du Musée en 2010. « Le site a été conçu pour grandir et être manipulé facilement. Techniquement, le prochain devrait donc être beaucoup plus facile à faire », conclut M. Parent.

Virginie Auger est conseillère en communication à l’Office québécois de la langue française