L’importance de la souveraineté numérique des organisations selon Alexandre Zapolsky


Benjamin Jébrak - 25/11/2013

De passage à Montréal pour l’inauguration de son entreprise au Québec, Alexandre Zapolsky, le PDG de LINAGORA, a défendu la souveraineté numérique des organisations.

Logo de LINAGORAL’éditeur de logiciel libre français LINAGORA, qui procéde à une implantation commerciale au Québec (Lire Logiciel libre : les ambitions québécoises de LINAGORA), souhaite y offrir des technologies permettant aux grandes entreprises d’être en maîtrise complète de leurs données.

Questionné sur les liens entre les logiciels libres et l’infonuagique pour les entreprises, Alexandre Zapolsky a parlé de souveraineté numérique, une thématique souvent avancée par les défenseurs des logiciels libres.

« Nous sommes là pour fabriquer les technologies qui permettent aux grandes organisations de se doter de leur propre cloud, a-t-il expliqué. Je pense que lorsque l’on est une plaque ministérielle et que l’on mutualise une partie de son informatique, [il est de notre mission] d’être en mesure d’offrir un ensemble de services de type cloud, plus sécurisé que des solutions de type cloud public. Il faut que ces services soient bâtis sur des solutions qui soient maîtrisées par les organisations clientes. Je crois beaucoup à la souveraineté numérique et l’un de nos combats est de fabriquer des technologies qui permettent aux grandes organisations d’être souveraines numériquement. »

La problématique de la souveraineté numérique revient aussi sur la sellette à la suite des récents évènements d’espionnages électroniques à grande échelle des États-Unis. « Je suis étonné qu’au Québec on s’interroge très peu autour de l’affaire de PRISM et de l’affaire Snowden. Je pense que les premiers qui devraient être concernés ça devrait être le Québec et le Canada, a-t-il déclaré. Les premiers que les États-Unis observent c’est forcément le Canada. Il faut que chaque état maîtrise ses technologies de l’information, nous ne pouvons pas imaginer des services publics qui soient dépendants de clouds tels que ceux d’Azur ou d’Amazon. Pour moi, c’est un vrai combat. Je ne souhaite pas d’une société à la Big Brother. »




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À propos de Benjamin Jébrak

Benjamin Jébrak est journaliste pour le magazine Direction Informatique.
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  • Farid Mheir

    J’aime bien le concept de souveraineté numérique. Je reste un adepte du logiciel libre et ouvert, pour les entreprises et gouvernements car il permet à tous d’inspecter le code pour s’assurer de ne pas y retrouver de routines espions. Intéressant d’y penser pour le cloud aussi. Mais est-ce vraiment possible de croire que cela puisse être rentable pour les entreprises de créer leur propre cloud?

    Probablement que cela est seulement possible pour les grandes organisations, comme GM qui vient récemment de le faire (voir Waterfalls and flywheels: General Motors’ new hyper-green data center also makes economic sense via @ars @gigaom http://sco.lt/8L0s6L)