L’ISIQ ferme ses portes


Jean-François Ferland - 02/06/2010

L’institut de la sécurité de l’information du Québec (ISIQ), n’existera plus après le 4 juin 2010, faute de financement.

L’institut de la sécurité de l’information du Québec (ISIQ), un organisme à but non lucratif qui était défini comme une plateforme publique privée d’échange d’information et de connaissances en sécurité de l’information, cesse ses activités un an après avoir été essaimé du Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM), où elle était encore hébergée à Québec et à Montréal.

« Face à l’impossibilité de mettre en place des conditions financières acceptables pour la poursuite de son mandat, la cessation des activités de l’ISIQ est devenue la seule solution », a déclaré Yves Sanssouci, le président du conseil d’administration de l’ISIQ, par voie de communiqué.

Selon nos informations, cinq ou six personnes, qui travaillaient encore à l’ISIQ jusqu’à ce jour, devront chercher un nouvel emploi dès lundi prochain.

Désistements

L’ISIQ aurait été contraint de mettre un terme à ses activités en raison de non-renouvellements de contributions financières de la part de ses partenaires.

Dans la section « Partenaires » qui est publiée sur le site Web de l’ISIQ en 2010, on retrouve les organisations qui ont « épaulé » l’organisme depuis sa fondation. Il s’agit du CRIM, de l’Institut de recherche d’Hydro-Québec, du ministère des Services gouvernementaux, de la Sûreté du Québec, de l’Université Laval et de la Ville de Québec. Deux autres organisations s’étaient ajoutés en cours de route à la liste des partenaires de l’ISIQ, soit la firme d’assurance et d’investissement SSQ Groupe Financier et le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation .

Toutefois, la consultation de la page « Partenaires » dédiée à l’ISIQ qui était encore disponible sur le site du CRIM, on note la présence d’organisations qui ne figurent pas sur la page équivalente sur le site de l’ISIQ.

Il s’agit des partenaires fondateurs Bell, Desjardins, le Fonds de solidarité FTQ, le cabinet d’avocats Heenan Blakie, le ministère de la Santé et des Services sociaux, le ministère de la Sécurité publique, la Régie de l’assurance maladie du Québec et TELUS Québec.

Également, la Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale, qui s’était jointe à la liste des partenaires après la fondation de l’entité, ne figure pas sur la dernière liste des partenaires de l’ISIQ.

Missions

Établi en 2005, l’Institut de sécurité de l’information du Québec procurait aux petites et moyennes entreprises, aux travailleurs autonomes et aux particuliers des services de sensibilisation et de formation, des services de veille et d’information et des services d’élaboration de normes et de pratiques exemplaires en matière de sécurité de l’information.

L’organisme offrait également des services de référencement et de mise en valeur de l’expertise et des solutions de sécurité, des services de suivi de recherche et des services-conseils.

Regroupées sous la bannière « Filière PME », les activités de l’ISIQ qui étaient destinées aux entreprises bénéficiaient de l’adhésion de seize fournisseurs de services commerciaux en sécurité de l’information.

Pour les individus, l’ISIQ avait conçu, en collaboration avec le ministère des Services gouvernementaux et des partenaires publics et privés, une campagne de sensibilisation publique sur la protection des renseignements personnels et la sécurité de l’information.

En 2008 et 2009, de concert avec le gouvernement du Québec l’ISIQ avait réalisé les campagnes « Je protège mon identité sur Internet » qui cherchaient à sensibiliser les internautes au vol d’identité sur la Toile.

Également, l’ISIQ avait produit en 2008 et 2009 des compétitions de sécurité informatique où des équipes d’étudiants des cégeps et universités du Québec tentaient de relever des défis. Ces compétitions avaient eu lieu dans le cadre de la conférence « Boule de cristal » du CRIM.

L’édition 2010 de cette compétition avait été reportée « afin de permettre de rassembler les ressources requises et les conditions appropriées pour présenter cette importante manifestation pédagogique ».

NOTE: Au moment de mettre en ligne, le président du conseil d’administration de l’ISIQ, Yves Sanssouci, a accordé une entrevue à Direction informatique, qui fera l’objet d’un article à paraître sous peu.

Jean-François Ferland est rédacteur en chef adjoint au magazine Direction informatique.




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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland est le rédacteur en chef du magazine Direction informatique. Il compte dix-sept années d'expérience en journalisme et en communication publique.
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