Planète TI


La rédaction - 11/12/2008

Google exécutera du code natif depuis un navigateur – Record de rustines pour finir l’année chez Microsoft – Intel met la dernière main à son outil de production en 32 nm – Dell et EMC prolongent leur partenariat sur le stockage jusqu’en 2013.

Google exécutera du code natif depuis un navigateur

Sur un de ses blogues, Google évoque son projet de recherche Native Client qui devrait permettre d’exécuter du code natif depuis un navigateur. Certains modules applicatifs exploiteraient ainsi directement la puissance des postes de travail des internautes, sans que ceux-ci soient contraints de quitter leur navigateur pour autant.

Pour expliquer son projet, l’éditeur prend l’exemple d’un site de partage de photos. Si un utilisateur veut manipuler ses images sans quitter le site Web, il peut disposer de la fonction idoine qui combinera du JavaScript et du code sur le serveur. Mais cela implique de lourds et longs échanges de données, en l’occurrence d’images, entre le poste de travail et le serveur. L’exécution du code en mode natif sur la machine de l’internaute permettrait d’exploiter directement la puissance du poste client pour le traitement d’image et ainsi d’éviter les va-et-vient avec le serveur et les temps de latence associés.

Mais il reste à Google à résoudre les questions soulevées par de tels développements : l’indépendance vis-à-vis du navigateur, la portabilité sur les OS et surtout la sécurité des modules applicatifs natifs. Sur tous ces domaines et ce dernier sujet en particulier, le géant du moteur de recherche a décidé d’en appeler à la communauté du code source libre. L’éditeur veut par exemple que ses modules Native Client soient exempts de certaines séquences d’instructions ou qu’ils respectent un ensemble de critères structurels qui permettent de les désassembler de façon fiable. Face à « l’importance considérable » de l’enjeu, il a donc décidé de partager sa technologie avec la communauté.

Record de rustines pour finir l’année chez Microsoft

Vingt-huit failles, la plupart critiques, le dernier « mardi de la rustine » (Patch Tuesday) pour 2008 de Microsoft prend des allures de (triste) record. On n’avait pas vu un emplâtre (40 Mo) de cette envergure depuis cinq ans. Microsoft en donne le détail dans huit différents bulletins explicatifs. Au moins deux correctifs empêchent l’exploitation à distance de failles dans le noyau de Windows, dont celui de Vista, ce qui va se traduire par une phase de redémarrage des systèmes ainsi corrigés. À l’installation de ces rustines, il convient d’ajouter en priorité celles qui concernent Internet Explorer.

En auscultant les rustines à télécharger, on constate bien que Vista, présenté comme un parangon de la sécurisation, figure parmi les logiciels qui souffrent de failles critiques, de celles qui permettent de s’arroger les fameux droits d’administration sur le système attaqué. Il est, lui aussi, menacé par les failles qui empoisonnent toujours le GDI (Graphic Device Interface) de la famille Windows.

D’autres logiciels de dernière génération – Word 2007 et IE 7- souffrent aussi de failles critiques. Le discours de Microsoft autour de son Security Development Lifecycle (SDL), sur la certification du code de ses logiciels, est donc encore loin d’être passé dans ses pratiques de développement.

Aux côtés de ces trois vedettes, on trouve la quasi-intégralité des logiciels Microsoft : toutes les générations d’Internet Explorer (de la 5.01 à 7), de Windows (de 2000 à 2008 en passant par XP), idem pour Office (y compris sur Macintosh) et pour Windows Media Player (de la version 6.4 à celle d’aujourd’hui, en 32 et 64 bits).

Les outils de développement VB, Visual Studio et Project ont aussi leurs rutines. La longue liste s’achève par Sharepoint Server, 2007 et 2008, 32 et 64 bits.

Intel met la dernière main à son outil de production en 32 nm

Il faudra encore attendre un an avant que les premiers processeurs gravés avec un pas de masque de 32 nm sortent des usines d’Intel, mais le fabricant vient d’annoncer qu’il avait achevé la phase de développement de cet outil de production.

Par rapport à une gravure en 45 nm, celle en 32 nm permet de créer le même composant sur une surface de silicium presque deux fois plus petite. Celui-ci est censé aussi être 22 % plus rapide. Il est prévu que ce soit les processeurs Core i7 qui sortent les premiers des chaînes de production 32 nm.

Intel, qui table sur la production de composants en 22 nm vers 2013, semble, pour l’instant, avoir un an d’avance sur AMD.

Dell et EMC prolongent leur partenariat sur le stockage jusqu’en 2013

Alors que leur accord en cours n’arrivait à échéance qu’en 2011, Dell et EMC ont renouvelé leur partenariat sur le stockage jusqu’en 2013, lançant au passage une nouvelle plateforme, le Celerra NX4.

Malgré quelques incursions pour se doter de ses propres produits (achat d’Equalogic en novembre 2007), Dell compte toujours s’appuyer sur son partenaire EMC pour l’essentiel de son offre. Alors que les deux sociétés avaient signé un partenariat jusqu’en 2011, elles viennent d’annoncer que celui-ci était prolongé jusqu’en 2013 et que les produits concernés seraient plus nombreux. Dell pourra ainsi revendre la gamme de baies multi-protocoles (iSCSI, NAS, Fibre Channel) Celerra d’EMC. À commencer par la baie NX4, lancée en août dernier, et disponible via Dell dès le début 2009, ciblant une clientèle plus haut de gamme que celle intéressée par les simples baies NAS sous Windows que vend déjà Dell.

De plus, l’accord signé par EMC et Dell en 2001 ne se limite plus, selon les dirigeants des deux sociétés, à la simple revente. Les deux entreprises vont travailler de concert pour répondre aux besoins des clients, en développant certaines offres en commun. Elles l’ont déjà fait avec leur nouvelle plateforme pour entrepôt de données dans le cadre du programme Oracle Optimised Warehouse en septembre dernier.

Pour Simon Piff, directeur de recherche stockage pour IDC Asie-Pacifique, cette annonce vise aussi « à étouffer toutes les rumeurs de séparation entre les deux sociétés  » qui ont couru depuis un an. Malgré le rachat d’Equalogic, EMC reste un partenaire important pour Dell, car il lui permet de cibler tous les segments du marché du stockage.

« EMC fait entrer Dell dans le marché du haut de gamme pour l’entreprise, précise Simon Piff. Et le partenariat reste profitable financièrement. En 2007, les ventes réalisées via Dell représentaient 14,3 % des revenus d’EMC. » Et si Dell ne détaille pas ce qui provient d’Equalogic et ce qui provient d’EMC, le stockage représente 4 % des ventes réalisées durant son année financière 2008 (terminée le 1er mars 2008).

Avec le service de nouvelles IDG