SAP Labs Canada souffle ses dix bougies


Alain Beaulieu - 11/04/2008

En 1998, SAP installait un centre de R&D à Montréal. Dix ans plus tard, le centre emploie plus de 400 personnes et prévoit en ajouter une centaine d’autres d’ici l’an prochain.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, le président et directeur général de SAP Canada, Robert Courteau, la directrice générale de SAP Labs Canada, Maria Codipietro, et plusieurs autres dignitaires ont pris part à la cérémonie soulignant le dixième anniversaire de SAP Labs Canada. La cérémonie, au cours de laquelle on a vanté le dynamisme de l’industrie montréalaise des TI et les atouts de la métropole pour les industries de la nouvelle économie, a eu lieu dans les locaux de SAP Labs Canada, situés dans la Cité du multimédia.

L’un des huit centres de R&D de SAP, qui sont répartis à travers le monde, SAP Labs Canada se concentre, pour sa part, sur le développement des solutions de gestion de la relation client et de gestion de la mobilité ainsi que des solutions pour les secteurs du commerce de détail, des médias et des services publics. Le centre a d’ailleurs beaucoup collaboré au développement de SAP CRM 2007, ayant effectué la presque totalité des activités de développement des nouveaux modules Gestion des fonds commerciaux (Trade Funds Management) et Gestion des promotions commerciales (Trade Promotions Management). Les centres de Bangalore, en Inde, et de Walldorf, en Allemagne, ont aussi collaboré au développement des deux modules de la solution lancée en décembre dernier et qui a recours aux approches et aux technologies du Web 2.0.

Pour aider le centre montréalais à réaliser ses mandats, qui ne cessent de s’enrichir, 100 personnes supplémentaires ont été embauchées l’an dernier, ce qui porte ses effectifs à plus de 400 employés, dont une centaine oeuvre spécifiquement au développement de SAP CRM. Déjà, depuis le début de l’année, 25 personnes ont été embauchées et l’entreprise prévoit poursuivre dans la voie de la croissance cette année. En 1998, 85 personnes oeuvraient au centre. L’entreprise allemande investit globalement 1,4 milliard $ US par année en R&D.

D’ailleurs, l’augmentation du nombre de mandats confiés au centre montréalais fait partie des responsabilités de sa directrice générale. « Il y a de la croissance dans les groupes qui sont déjà ici et je travaille avec d’autres groupes en Allemagne pour voir si on peut amener plus de mandats à Montréal, indique-t-elle. C’est comme ça, par exemple, qu’on a obtenu le centre de soutien de SAP Business One en août de l’an dernier. Mon mandat principal, c’est toujours d’aller chercher d’autres mandats. »

« On a eu une bonne croissance durant les deux dernières années et on s’attend à avoir la même croissance cette année, de poursuivre Mme Codipietro. Les tendances sont les mêmes. On envisage une centaine de nouveaux employés en 2008. »

SAP Labs Canada a ses pénates dans la Cité du multimédia depuis 2000. Avant, elle était située au centre-ville de Montréal, non loin de la Cité du multimédia, mais y a déménagé ensuite pour bénéficier des mesures fiscales reliées aux sites désignés mis en place par le gouvernement du Québec. Ces mesures permettaient aux entreprises installées dans les sites désignés d’obtenir un crédit d’impôt équivalant à 40 % du salaire versé, à concurrence de 15 000 $ par emploi par année, pendant une durée maximale de 10 ans. Le gouvernement a mis fin à ces mesures en 2003, ce qui fait que leur mise en application se terminera au plus tard en 2013, décision qui n’avait évidemment pas été très bien reçue par l’industrie.

Mais voilà que dans le budget 2008-2009 du gouvernement Charest, un programme similaire de crédits d’impôt a pris la relève. Ce programme, qui prendra fin en 2015, se différencie du précédent dans la mesure où le crédit atteint maintenant 30 % du salaire versé, pour une valeur maximale de 20 000 $ par emploi par année, et qu’il n’est plus nécessaire pour l’entreprise qui en fait la demande d’être située dans un site désigné. Les entreprises bénéficiant des mesures précédentes peuvent adhérer au nouveau programme, après avoir renoncé à l’ancien.

SAP Labs Canada, qui évalue actuellement les avantages de passer au nouveau programme, dont l’objectif est d’attirer une masse critique d’entreprises de la nouvelle économie au Québec, et ainsi de se démarquer des économies en émergence, tels que la Chine et l’Inde, où SAP a aussi des centres de R&D.

« On travaille avec Investissement Québec pour cerner les impacts [de changer de programme], car on peut rester avec le programme de la Cité du multimédia jusqu’en 2010, explique Mme Codipietro. On fait nos soumissions chaque année, alors on évalue les deux programmes pour cette année, pour voir ce qu’il est préférable de faire. »

Alain Beaulieu est adjoint au rédacteur en chef au magazine Direction informatique.


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