Sécurité au travail et risques informatiques : quelques divergences entre le Canada et le Québec


Jean-François Ferland - 29/09/2006

Selon un sondage pancanadien, les menaces reliées à l’informatique susciteraient plus d’inquiétude auprès des cadres d’entreprise que celles qui sont reliées à la santé. Les niveaux de préparation et de connaissance des mesures en cas de sinistre seraient variables, mais les entreprises québécoises seraient plus préparées et plus inquiètes.

En vertu d’un sondage à propos de la sécurité au travail qui a été réalisé auprès de cadres et d’employés par Léger Marketing, 46 % des cadres croiraient que les catastrophes reliées à l’informatique, comme les vers ou les virus, risquent de nuire le plus à leur entreprise, alors que 25 % croiraient plutôt qu’un risque de pandémie constitue une menace importante. Chez les employés canadiens, les attentats terroristes (18 %) constitueraient la menace ultime, alors qu’au Québec ce sont plutôt les risques de vol ou d’incendie (63 %).

D’autre part, 44 % des cadres canadiens auraient déclaré avoir déjà subi une panne d’électricité, un sinistre informatique ou une menace d’attentat terroriste, alors que 29 % des cadres québécois auraient répondu par l’affirmative à cette question. 21 % des répondants canadiens auraient dit que le risque de sinistre est plus élevé actuellement qu’il y a cinq ans, alors que 10 % affirment le contraire. Au Québec, 22 % des cadres soutiennent que le risque est supérieur aujourd’hui qu’en 2001, alors que 8 % prétendent le contraire.

Prêts, pas prêts…

De plus, 72 % des dirigeants d’entreprises du Canada auraient confié ne pas détenir de plan de maintien des activités ou de reprise après sinistre, tandis que 28 % auraient dit croire que leur organisation était préparée à réagir de façon adéquate en cas de catastrophe. Toutefois, 34 % des répondants québécois auraient déclaré être prêts à réagir de façon appropriée.

Moins de la moitié des répondants canadiens qui ont déclaré être prêts auraient établi un plan complet, alors que 35 % des cadres d’entreprises québécoises auraient répondu de la sorte. Aussi, 12 % des répondants canadiens n’ont pu identifier le type de programme établi par leur organisation et la même proportion de dirigeants canadiens auraient dit compter sur une chaîne téléphonique en cas de sinistre, contre 14 % au Québec, alors que 12 % aurait dit ne pas savoir quel programme de réaction était en place dans leur organisation, contre 16 % des cadres québécois.

Les trois quarts des cadres canadiens interrogés auraient exprimé un sentiment de responsabilité personnelle en matière de préparation de leurs organisations pour répondre à un éventuel sinistre, alors que 80 % des répondants québécois ont exprimé le même sentiment. En outre, 36 % des dirigeants canadiens auraient dit craindre d’être licenciés s’ils n’étaient pas en mesure de protéger leur entreprise en cas de sinistre; ce taux est de 46 % au Québec. Ces deux derniers sentiments des Québécois seraient les plus hauts taux exprimés au Canada.

Par ailleurs, 21 % des employés canadiens et québécois interrogés auraient dit croire que leur entreprise ne prenait pas les mesures nécessaires pour garantir leur sécurité au travail.

Occupations lors des pannes

Alors que 61 % des cadres interrogés auraient déclaré l’importance d’accéder au réseau de l’entreprise (contre 58 % au Québec), 28 % des employés canadiens auraient dit qu’ils allaient bavarder avec des collègues de bureau lorsque le courriel, l’Internet ou le téléphone ne fonctionnent pas. Un cadre sur dix irait griller une cigarette, alors que 9 % de ceux-ci iraient visiter un café aux environs du bureau. Au Québec, le tiers des répondants iraient bavarder, 11 % iraient fumer et 8 % iraient dans un café.

Le sondage, qui a été commandé par le fournisseur québécois de services d’infogérance Fusepoint, a été réalisé auprès de 520 cadres supérieurs et 1& 001 employés du 1er au 11 septembre 2006.




À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland est le rédacteur en chef du magazine Direction informatique. Il compte dix-sept années d'expérience en journalisme et en communication publique.
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