Services à la clientèle : une filiale de Bell créera 462 emplois à Saguenay


Jean-François Ferland - 29/11/2013

Nordia établira un centre de services à la clientèle dans l’arrondissement Jonquière, à Saguenay. Logo de Nordia

Nordia, la filiale de Bell Canada qui fournit en exclusivité des solutions de service à la clientèle au fournisseur canadien de services de télécommunications, établira ainsi son plus grand centre de services à la clientèle au Québec dans la région de Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Ce centre de services à la clientèle de Nordia amorcera ses activités en 2014. Selon le gouvernement du Québec, le projet de la filiale de Bell Canada est évalué à plus de sept millions de dollars.

Bell et Nordia affirment que le nouveau centre de service à la clientèle aura des retombées annuelles de seize millions de dollars dans l’économie de la région.

Promotion Saguenay, la société de développement économique de la municipalité du nord-est du Québec, investira jusqu’à un million de dollars en quatre ans dans ce projet de Nordia, dans le cadre de mesures liées à l’emploi.

Le gouvernement du Québec remettra une subvention de 600 000 dollars à Nordia, tandis que le gouvernement du Canada attribuera une contribution remboursable de 1,13 million de dollars à la filiale de Bell Canada.

Nordia exploite pour le moment sept centres de services pour la desserte des clients de Bell, soit à Laval, à Québec, à Rouyn-Noranda et à Sherbrooke au Québec, à Kitchener et à Orillia en Ontario et à Nanaimo, en Colombie-Britannique. Ces centres servent à la prestation de services de soutien pour des services de Bell Canada tels que la téléphonie, l’accès à Internet, la télédistribution, l’assistance annuaire, la téléconférence et le relais de communications pour les malentendants.




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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland est le rédacteur en chef du magazine Direction informatique. Il compte dix-sept années d'expérience en journalisme et en communication publique.
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  • Bertrand Courtois

    Bonjour,

    La récente entente de principe signée entre Bell et ses dernières
    téléphonistes condamne l’existence de ces dernières au sein de
    Bell Canada. En 2016, il ne restera plus aucune (aucun)
    téléphoniste à l’emploi de Bell. Dire que ces travailleuses ont
    fait la fortune de cette compagnie entre ses débuts et les années
    80!

    Par contre, il y a une décennie environ, Bell créait une “filiale”
    du nom de Nordia dans laquelle se “réfugiaient” les téléphonistes
    dont la compagnie disait ne plus avoir besoin.

    Bien sûr, personne n’est contre les emplois et la tarte aux
    pommes, mais il faut savoir que Nordia est une compagnie ou les
    employés n’avaient pas de Syndicat et que les salaires payés
    étaient en moyenne seulement 50% de ceux qui étaient auparavant
    payés à ces mêmes travailleuses chez Bell Canada grâce à de
    longs et pénibles combats.

    Bell a parfaitement réussi à se débarrasser de ces travailleuses
    et de leur syndicat tout en les ré-engageant chez Nordia pour la
    moitié du salaire et cela sans le “maudit syndicat” qui
    l’empêchait de faire tous les profits souhaités! Après, on viendra
    nous dire que les grosses corporations sont respectueuses des lois
    et sont de bons citoyens corporatifs!

    Chez Nordia, la téléphoniste n’a pas de place assignée, elle
    s’assoit au poste de travail qui est libre ou qui est désigné par
    le boss à son arrivée au travail! Donc, elle n’a pas non plus le
    droit d’afficher une photo de famille, un dessin de ses enfants ou
    un bouquet de fleurs à son poste de travail qui, soit dit en
    passant, est un minuscule cubicule de 3 pieds par 3 pieds, entouré
    de cloisons opaques et éclairée par la lumière froide de néons au
    plafond! Tout un horizon en perspective pour des salaires qui
    suffisent à peine à ne pas crever de faim!

    C’est dans cette perspective que je vois la création de ces 450
    nouveaux postes au Saguenay. Bell devient le 2e plus gros
    employeur de la région, mais on est loin, très loin, des jobs à
    l’aluminerie créée durant les années 60.

    Comme on dit au Québec, c’est mieux qu’un coup de pied au cul!
    Mais je ne peux m’empêcher de croire que ces emplois de
    téléphonistes à rabais sont le résultat d’un plan concerté de
    Bell, une compagnie qui fait toujours un profit NET autour de 1,3
    Milliards de dollars par année et qui paye ses présidents (bonus
    et actions incluses) plus de 2000 fois le salaire de ces femmes
    qui sont à la source de grands profits pour elle.

    Bertrand Courtois